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Le Récit de cette commémoration est publié dans la "VOIX de la RESISTANCE", supplément au n°91 de décembre 2008. Bulletin d'information de l'ANACR, 2 cours Fénelon, 24000 Périgueux. Directeur de la publication Roger Ranoux.
Merci encore à Ralph Finkler qui a entendu notre voeu de contribuer à faire l'écho de cet évènement. Merci également à José Santos-Dusser qui relate avec justesse cette journée.
HdM.
30 août 2008,
en présence de S.E. Miguel Angel Moratinos, ministre des Affaires étrangères d’Espagne,
à Veyrines-de-Domme
émouvant hommage rendu aux maquisards espagnols de la M.O.I.
Après le succès de la journée du 6 avril 2008 (voir La Voix de la Résistance n°88), au cours de laquelle avait été inaugurée, au côté de la stèle de “La Raze”, une plaque portant les noms des quatre combattants espagnols tués au “Canadier” le 16 mars 1944 ; restait à préparer l’inauguration de la tombe réhabilitée, au cimetière de Veyrines.

Plus qu’une tombe, un monument, une œuvre d’art due au talent de sculpteur d’André Merle. Prévue initialement pour début juin, la date en avait été repoussée ; nous attendions une réponse très importante de Miguel Angel Moratinos, ministre des Affaires étrangères d’Espagne, que nous avions sollicité, afin que sa présence donne un caractère officiel et solennel à cette journée. Sa réponse favorable nous étant parvenue en juillet, nous arrêtions la seule date qui pouvait lui convenir : le 30 août 2008. Ce fut une grande satisfaction, un grand honneur pour nous, mais aussi une grande responsabilité. Le déroulement de cette journée devait être à la hauteur de l’événement. Nous pensons pouvoir affirmer aujourd’hui que notre objectif a été atteint. Les centaines de personnes (5 à 600) qui ont participé d’une façon ou d’une autre, sont unanimes à déclarer que ce fut une grande réussite. La presse, la radio, la télé nous en ont apporté témoignage. C’est sans conteste l’événement le plus important de 2008 dans le cadre d’une commémoration mémorielle en Dordogne.

Dès 10 heures déjà, et sous un resplendissant soleil complice, la petite rue centrale de Veyrines grouille de monde (Tôt ce matin-là une petite délégation de l’ANACR de Belvès conduite par Ralph, Phil et Charly est allée déposer un coussin de fleurs à la stèle de “La Raze”). Les trois vastes parkings prévus se remplissent à vue d’œil, les voitures étant canalisées dès leur apparition par un imposant service d’ordre : nos amis de l’ANACR de Belvès, de l’association Amis & Amigos de Périgueux, de jeunes volontaires, parents et amis et en amont par les brigades de gendarmerie de Belvès et de Domme que nous remercions. Des dizaines de porte-drapeaux s’alignent devant la très belle Mairie de Veyrines (l’ancien presbytère), sur les marches de laquelle le maire, Francis Vierge, ceint de son écharpe tricolore, impeccable, attend le ministre pour lui faire les honneurs de sa Mairie.


Dans ce laps de temps, de nombreux élus et personnalités invités arrivent reçus par nos deux charmantes hôtesses Elisabeth Santos-Dusser et Fabienne Barrier, et le maire accompagné de Ralph Finkler et José Santos-Dusser. Le premier officiel accueilli est M. Tomás Solis, consul général d’Espagne à Bordeaux, tout fraîchement nommé et pour qui c’est la première sortie officielle. Il est suivi de M. Yves Guéna, Français Libre, ancien ministre, ancien président du Conseil constitutionnel, président de l’Institut du monde Arabe à Paris, accompagné de Madame Guéna. Puis arrivent coup sur coup : Bernard Cazeau, sénateur, président du Conseil général de la Dordogne ; Dominique Mortemousque, sénateur, conseiller général, maire de Beaumont du Périgord ; Claudine Le Barbier, conseillère régionale et conseillère générale de Belvès, qui a particulièrement soutenu cette action ; Germinal Peiro député, conseiller général, maire de Castelnaud-La-Chapelle qui se trouve dans son “fief” ; Jean-Paul Daudou, conseiller général de Périgueux accompagné de Madame ; Claude Bérit-Débat. président de la Communauté d’Agglomération Périgourdine et maire de Chancelade. Jacques Auzou, conseiller général, président de la Communauté de communes Isle-Manoire, Maire de Boulazac ; Anne-Marie Cocula, vice-présidente du Conseil régional d’Aquitaine représentant Alain Rousset, président ; Gatienne Doat conseillère régionale, maire adjoint de Périgueux ; Odile Rougier maire adjoint de Périgueux déléguée à la Mémoire. De nombreux maires et conseillers municipaux de la région sont là, qu’ils veuillent bien nous excuser de ne pouvoir tous les citer. Lorsque arrive Miguel Angel Moratinos et sa suite, c’est une sympathique petite bousculade, chacun voulant le saluer et lui dire un mot (souvent en espagnol...). Outre l’honneur de sa présence, il nous fait la surprise d’être accompagné de son épouse, d’Alex San Martín ancien ambassadeur, de Ramón Villanueva ancien Consul général d’Espagne à Bordeaux, amis qui avaient demandé à l’accompagner par sympathie pour le thème de notre rassemblement. Presque en même temps arrive la voiture officielle de Mme Anne Laubies-Roques sous-Préfet de Bergerac représentant M. le Préfet de la Dordogne.
A l’heure dite, tout le monde se dirige vers la vaste place du village où des chaises sont alignées et déjà en partie occupées (340 chaises et 50 bancs ne suffiront pas) et devant, une simple tribune surélevée, pour un orateur, ornée de feuillages et des drapeaux espagnols et français, encadrent le drapeau européen. Jean Marie Schmittlin, directeur de l’office départemental des anciens combattants, qui depuis des semaines s’est investi à nos côtés, nous faisant profiter de son expérience et de son professionnalisme, entre alors en scène. Chef du protocole, il va présenter tour à tour les différents orateurs avec un micro “off”. En premier lieu notre hôte, Francis Vierge, réélu maire il y a peu, très estimé : il dit sa fierté de recevoir toutes ces personnalités et tant de monde dans sa petite commune de 200 habitants. Il nous souhaite la bienvenue.


Vont se succéder au micro : Ralph Finkler, seul rescapé de la bataille du “Canadier” et initiateur de cette manifestation : […] Ainsi, avec ces belles maisons périgourdines, son ancien presbytère, devenu Mairie, sa belle église, tout cela disposé comme un décor de cinéma, cette place est-elle indissociable des événements du 16 mars 1944 qui m’ont marqué à vie et à chaque fois que j’y viens, l’émotion m’étreint. Mais en plus, aujourd’hui, je peux dire que le but que je poursuis depuis des années : d’abord sortir mes 4 compagnons de leur anonymat en retrouvant leur identité aux archives, l’inscrivant dans la pierre ; ensuite en leur édifiant une sépulture digne de leur sacrifice, ce but est atteint. De plus, cela ne restera pas caché. La nouvelle « tombe-monument » due au grand talent d’André Merle, présent parmi nous, avec la stèle de “La Raze” et sa plaque toute récente, ainsi que le site du Canadier avec les ruines de la ferme, vont s’incorporer dans ce que nous appelons « le chemin de Mémoire ». Chemin de Mémoire mis au point il y a plus d’un an par nos amis de la Résistance de l’ANACR de Belvès, avec le concours des professeurs d’histoire du collège Fanlac. Plus d’une centaine de collégiens et de nombreux adultes ont déjà parcouru cet itinéraire. Je termine en leur disant (à mes camarades de combat) : Flores, Augustín , Angel, Luis, nous ne vous oublions pas, de même que nous n’avons pas oublié : Carlos, Alberto, León, Pernales, Deo Gratias, Crespo, El Maño, Chato, Ortiz, et Juan Jimenez. Et à leur intention ce quatrain de notre grande amie disparue, Charlotte Serre : Pour que restent vivants les fils de toutes races Libres comme sont les oiseaux Libres d’aimer , et que s’envolent des espaces Des colombes vers les tombeaux... Merci […]
José Santos-Dusser, vice-président de l’association Amis & Amigos, coorganisateur, fils de Républicains espagnols : […] Pero, en este día, la gracia suprema reside en vuestra presencia, Don Moratinos… que uno de los más importantes miembros del gobierno democrático español este aquí, con nosotros, nos agradece particularmente… Ya se que es para honrar a Ralph y a sus compañeros que allí yacen… pero me complace pensar que es tambien para nosotros, españoles e hijos de la Retirada. Aquí estamos… emigrantes… Republicanos del 39… y por mayoría, nosotros sus hijos. Tenemos, casí todos, a primos, hermanos y sobrinos trás os Pireneos… Aún perduran en las familias huellas y aruñadas del alma dejadas por la Guerra civil… pero poco a poco pasan los años… y según dicen, el tiempo es grán médico. Le agradecemos, más que Vd puede imaginarselo, de pasar este día con nosotros… Nous sommes des Français d’Espagne, Españoles de Francia, venus témoigner de notre bi-appartenance à l’occasion de l’hommage rendu à ces hommes dont le sacrifice contribua à libérer du nazisme une partie de notre Europe… ¡Hoy, todos somos Republicanos españoles! Aujourd’hui, nous sommes tous des Républicains espagnols ! […]
Germinal Peiro, député de la Dordogne, au nom de tous les élus présents : […] Les quatre maquisards du Canadier sont tombés sous des balles françaises. D’origine espagnole, sa famille fit partie des premières victimes du régime de Vichy ; son grand-père, vigneron dans l’Aude depuis 1914 est chassé avec sa famille en 1940 pour être livrés à Franco. Germinal rend hommage à ces Républicains espagnols qui se sont battus pour nos libertés, en dépit de la réception qu’ils reçurent en 1939, dans des conditions qui ne nous honorent pas… ces zones d’ombre doivent être connues des nouvelles générations […].
Roger Ranoux, Président Délégué Départemental de L’ANACR, ancien chef d’État-Major FFI de Dordogne : […] Très nombreux, des étrangers ont combattu à nos côtés, pour la liberté et la dignité humaines. Leur aide a été d’une grande richesse à plusieurs titres. L’école des cadres FTP de Montignac a dépendu essentiellement de Républicains espagnols comme Orthiz, Deo Gratias ou Coy qui nous ont fait profiter de leur expérience […].
Yves Guéna, Français Libre, ancien président du Conseil constitutionnel : […] Ces Républicains espagnols avaient choisi de se battre pour la Liberté et ils sont morts pour la France. […]

Lorsque Jean-Marie Schmittlin appelle à la tribune SE Miguel Angel Moratinos, ministre des Affaires étrangères et de la coopération du gouvernement de M. Zapatero, toute l’assistance sent qu’un moment important de cette journée va se dérouler. Effectivement, au bout de quelques minutes, nous ne sommes plus sur cette modeste place, dans ce joli petit village périgourdin, mais bien au-delà. C’est un homme d’Etat qui s’exprime. En rendant hommage à ses compatriotes de 1944, au sens de leur combat et de leur sacrifice, il reste l’Européen qu’il est avant tout en reliant les deux sujets, Veyrines-de-Domme devient un village central de l’Europe. Mieux que tous commentaires, voici quelques extraits significatifs de son intervention : […] ce salut de solidarité et d’engagement de l’Espagne démocratique aux enfants de Républicains espagnols qui regardent la nouvelle Espagne démocratique de nos jours. […] Aujourd’hui on commémore cette aventure humaine où tombèrent quatre maquisards Républicains espagnols en défendant la Liberté et la Démocratie, non seulement celles de la France, mais celles de nous tous. Cette défense des valeurs les plus essentielles de l’être humain est devenue une priorité du gouvernement espagnol. Mais l’Espagne et la monarchie constitutionnelle n’a pas voulu s’en tenir aux propos vagues auxquels nous nous sommes parfois habitués. Non, avec l’entrée en vigueur de la Loi pour la Mémoire historique, l’année dernière, l’Espagne a su reconnaître les injustices commises par l’oubli. […] Jose Sanchez Flores, Augustin Crespo Quevedo, Angel Poyo Muñoz et Desiderio Romero Platero n’ont pas seulement lutté contre l’occupation allemande, ils se sont battus pour la Liberté et la Démocratie […] Leur héritage de liberté, de démocratie, leur résolution pour vaincre tous les obstacles constitue un exemple pour nous tous. Ces maquisards se comptent, sans doute, parmi les premiers “grands européens” du XXe siècle et leurs accomplissements perdureront toujours dans nos mémoires […] Aujourd’hui, alors que le débat européen est encore confus et contradictoire, il faudrait profiter des exemples comme ceux manifestés par ces quatre Républicains espagnols pour revendiquer l’idée et la Constitution européenne. Une Europe politique, unie et solidaire, sera le meilleur rempart contre tous les phénomènes d’exclusion et d’intolérance. […] Permettez-moi une citation que je crois bien appropriée. Il y a des milliers d’années, la démocratie est née à Athènes. Je ne trouve pas une meilleure façon de rendre hommage à ceux qui se sont battus pour elle que cet extrait de l’Oraison funèbre de Périclès : “En donnant leur vie à la communauté ils recevaient pour eux-mêmes l’éloge inaltérable et la sépulture la plus insigne : elle n’est pas tant là où ils reposent que là ou leur gloire subsiste à jamais dans les mémoires, à chaque occasion qu’offre, indéfiniment, la parole ou l’action. Des hommes illustres ont pour tombeau la terre entière ; ce n’est pas seulement une inscription sur une stèle qui, dans leur pays, rappelle leur existence. Même sur un sol étranger, sans rien d’écrit, chacun est habité par un souvenir qui s’attache à leurs sentiments plus qu’à leurs actes. Que leur modèle inspire aujourd’hui votre émulation et, mettant le bonheur dans la liberté, la liberté dans la vaillance, ne regardez pas de trop près aux périls de la guerre. » […] Ces républicains qui surent toujours défendre parmi les pires difficultés, parmi les pires des obstacles, dans d’affreuses complexités, cette partie de l’Espagne libre, moderne, juste et solidaire. C’est cette Espagne qui aujourd’hui nous fait nous sentir orgueilleux, nous les membres du gouvernement démocratique espagnol, pour tout cela ; pour moi en tant que ministre des Affaires étrangères du gouvernement démocratique espagnol, c’est une énorme satisfaction, une énorme émotion de pouvoir partager avec vous cette journée de reconnaissance. De reconnaissance à quatre grands Espagnols, à quatre grands Européens, à quatre grands combattants pour la Liberté, pour la Justice, pour la Paix. Cette paix, cette liberté, c’est celle (ce précédent passage fut directement improvisé en espagnol) qu’ensemble Français et Espagnols nous devons préserver de toutes nos forces. Merci. Vive la France, vive l’Espagne ! […]

Anne Laubies-Roques, sous-Préfet de Bergerac, faisant fonction de sous-Préfet de Sarlat et représentant M. Le Préfet de la Dordogne : […] L’Histoire est vivante. Le 11 juillet 1792, l’Assemblée Nationale Législative de la grande Révolution française décréta “la Patrie en danger” et stipula le même jour que “la France s’honorera toujours de recevoir dans son sein et sous ses drapeaux, les soldats de la Liberté qui viendront s’y ranger pour la défendre et quelle que soit leur patrie, ils ne seront jamais étrangers pour elle”. L’article 121 de la Constitution de 1793 précise “le peuple français ne fait point la paix avec un ennemi qui occupe son territoire” […].

Cette première partie de la manifestation va s’achever par la prestation de l’Ensemble vocal de Périgueux qui va interpréter d’une façon remarquable Le Chant Des Partisans, El paso del Ebro (¡Ay Carmela!) et La Marseillaise, très applaudis et écoutés par un public debout qui chantait au refrain.



A présent tout le monde va se mettre en place pour la montée en cortège vers le petit cimetière situé à 380 mètres. Derrière les porte-drapeaux et les autorités c’est un long ruban qui s’étire le long de la route en lacet sous un soleil de plomb. Auparavant un minibus, (aimablement mis à notre disposition par la direction de “l’English School” de Veyrines (que nous remercions encore), transporte en deux voyages les personnes âgées et les handicapés. Devant les grilles du cimetière, fort heureusement à l’ombre, trop exigü pour contenir cette foule, beaucoup grimpent sur les remblais et le long du petit bois qui domine... Une plaque apposée sur un des piliers de l’entrée va être dévoilée. Deux petites filles en ont la charge : Julie petite-fille de Ralph et Camille arrière-petite-fille de M. Labattut de “La Raze”. L’une représente ainsi symboliquement les combattants du maquis FTP/MOI, l’autre la population civile qui l’a soutenu (M. Labattut ayant été l’un des trois otages pris le 16 mars 1944 par les gardes mobiles et obligés d’assister sous le feu, à la bataille). Puis tout le monde se fige pour écouter l’hymne espagnol suivi de la Marseillaise. Sous la conduite de M. Joubert, leur président, les porte-drapeaux (qui ont été à la peine ce 30 août caniculaire), s’alignent le long du chemin qui conduit vers le fond du cimetière à la tombe réhabilitée. Ils forment ainsi une haie d’honneur imposante. Ce seront les moments les plus émouvants de ces cérémonies.
Compte-tenu de l’exiguïté des lieux, un circuit a été tracé, obligeant les participants à passer, l’un après l’autre, devant la tombe, pour découvrir ce beau monument pavoisé pour l’occasion, d’en déchiffrer les inscriptions et de se recueillir un bref moment.


 
 
 
Mais avant cela, de magnifiques gerbes ou coussins de fleurs vont être déposés successivement par Mme La sous-Préfète en même temps que M. Le Ministre (ci-dessus). A ce moment minute de silence et Sonnerie aux Morts. Puis le dépôt de gerbes se poursuit : Francis Vierge (6), maire de Veyrines, André Rodriguez et Vicente García (1), anciens résistants-déportés au nom de tous les Républicains espagnols. Marie-Rose Théophile et José Santos-Dusser (3) au nom de l’association Amis & Amigos. Ralph Finkler (2) accompagné de sa fille Anne, sa petite-fille Leslie et de Nicolas, petit-fils de Léon Lichtenberg (Phil), également survivant du “Canadier“. Muriel Delmas président du Comité ANACR de Belvès. Claudine Le Barbier, (5) conseiller général et régional, fille de Républicains espagnols. Germinal Peiro (4), député et conseiller général, lui aussi d’ascendance espagnole. Tout le temps du long défilé devant le monument, l’hymne européen est diffusé en sourdine. A la sortie, les autorités, saluent un à un les porte-drapeaux alignés.

Regroupement général devant la salle des fêtes pour une sangría bien fraîche. C’est le moment que beaucoup choisissent pour visiter les deux expositions proposées. L’une à la salle des fêtes : Les combattants étrangers de la Résistance prêtée par l’ONAC, l’autre en la belle église romane du village : Les Républicains espagnols dans la Résistance en Aquitaine prêtée par nos amis bordelais de l’Association ¡Ay Carmela!. Un grand merci à tous.
 
Dans un grand pré, près de l’église, à l’ombre rafraîchissante des noyers, une trentaine de grandes tables attendent les 300 convives qui ont réservé pour le repas. Une cuisine est sur place dont les chefs, Visite de l'exposition "Les Républicains espagnols dans la Résistance en Aquitaine" prêtée par nos amis bordelais de l’Association ¡Ay Carmela!. ont mijoté dans quatre paelleros géants, une succulente paëlla de circonstance. Le service fut exécuté par une noria de bénévoles des Amis de l’ANACR de Belvès, de Veyrines, de Cladech, de Siorac, de la Chapelle et des associations périgourdines Arka, Quartier Saint-Martin/La Gare de Périgueux et Amis & Amigos.

La délégation espagnole au grand complet : ministre, ambassadeur, consuls et leurs épouses, secrétaires et service de sécurité, nous font l’honneur de partager notre repas et partent s’asseoir à table avec les organisateurs, au milieu des autres convives. Très simplement, Miguel Angel Moratinos a fait la tournée des tables parlant avec tous les Espagnols et descendants de Républicains ainsi qu’avec tous les convives qu’il avait tenu à saluer. Tous ont apprécié ces agapes en toute simplicité, empreintes de plaisir de partage après la tension de cette belle cérémonie. Au dessert, l’Ensemble vocal de Périgueux improvisa, en l’honneur de la délégation ibérique, une aubade de chants de la Renaissance espagnole.
  
     
Après une dernière visite aux expositions, nos amis Espagnols repartirent. Ce fut alors à l’équipe des bénévoles de nettoyer et ranger les lieux. Tous repartirent peu à peu non sans être repassés par le cimetière pour un dernier salut aux héros du jour.
Ce 30 août 2008, restera longtemps dans la tête et dans le coeur de tous les participants.
Etaient également présents :
Léon Lichtenberg, président de la FNDIRP, ancien MOI, avec son épouse Jean-Pierre Gouaud, président de l’UFAC Charles Soudeix, président de la FNACA Jean-Paul Lachaux, président de l’ARAC Yves Bancon, secrétaire de l’ANACR René Chouet, secrétaire de la FNDIRP Jean-Michel Linfort, ancien sous-préfet, écrivain et peintre Michel Testut, écrivain, président de l’office de tourisme de Périgueux Bernard Reviriego, conservateur adjoint AD 24, écrivain Laure et Pierre Lataste avec une délégation d’anciens FFI espagnols de la Gironde Mauricette et Paul Limouzi, secétaire ANACR du Lot & Garonne et au Conseil national Raymonde et Roger Gorse, ancien conseiller régional MM. Laporte, Maceron et Thouron, comité ANACR de Sarlat Françoise et Norbert Pilmé, président de l’AFMD Jean-Paul Bedoin, professeur d’histoire, Bureau national ANACR Gaby et Emile-Henri Cugnenc, de Pujols, ancien du groupe Carlos Louis Delmon, ancien maire de Sarlat et conseiller général Martial Faucon, ancien journaliste et FTP, rédacteur de “La Résistance en Dordogne” Yolande et Christian Lafargue, de Domme, ancien MOI Irène et Noël Garret, de La Chapelle Péchaud Daniel Gascou, de Sagelat Pierre Fabre, de Sagelat Annette Garat, de Saint-Cyprien Christian Legrand, de Montargis, alias Charly, ancien MOI Hélène et Michel Hospital, de Mensignac Yvette et Jean-Jacques Wach, de Leguillac Michou Maunac, de Périgueux Isabelle Labru, de La Raze avec Laurent et Camille Philippe et Richard, de “La belle demeure” à Saint-Cybranet Bernard Ribeiro, actuel propriétaire du Canadier Annette Rouzade, de Daglan Marie-Josée Veyret, professeur d’histoire à Belvès Madeleine Hackett, journaliste Peter Hackett, linguiste Fernand Bois et son épouse, de Boissac
Bien sûr, il y avait des dizaines d’autres personnalités, des maires, des conseillers municipaux et de nombreux autres amis. Ils nous pardonneront de ne pas tous les citer. Nous les remercions tous sans exception de leur présence en grand nombre qui fut notre plus belle récompense. Le comité d’organisation.
UN GRAND MERCI aux nombreux photographes : professionnels ou amateurs qui nous ont généreusement confié leurs photos Denis Nidos, Isabelle Vitté, Dominique Massat, Denis Bordas, Bernard Poupeau, Michel Carcenac, Hubert de Matha, Pierre Fabre, Cristina Sans-Scohy, Jean-Pierre Guyot, Ralph Finkler et à nos deux vidéastes Isaac Cazarès de Fumel et Vícente García de Trélissac. aux généreux mécènes : Le Souvenir français, le Conseil général de la Dordogne, le Conseil régional d’Aquitaine et les quelques 110 “parrains-souscripteurs” qui par leur participation ont été notre plus importante source de fonds pour couvrir les frais de cette magnifique journée et pour vous présenter, aujourd’hui, ce numéro spécial de La Voix de la Résistance.
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